
En résumé :
- La clé pour lire un gopuram est d’identifier la monture sacrée (Vahana) de la divinité principale, comme le taureau pour Shiva.
- Les couleurs vives ne sont pas que décoratives ; elles rechargent l’énergie spirituelle du temple lors d’une cérémonie tous les 12 ans.
- Le respect des codes (tenue, nourriture) n’est pas une contrainte mais un acte de purification rituelle pour entrer en harmonie avec le lieu sacré.
- La photographie des divinités intérieures est proscrite car les statues (murtis) sont considérées comme des incarnations vivantes du divin.
Vous vous tenez devant un temple tamoul de La Réunion, le regard levé vers son gopuram, cette tour pyramidale qui en garde l’entrée. Une explosion de couleurs, un foisonnement de sculptures, un millier de détails qui semblent vous submerger. Des dieux, des démons, des animaux mythiques, des scènes de bataille… Comment donner un sens à ce qui ressemble à un chaos visuel magnifique mais impénétrable ? La plupart des guides se contentent de lister les divinités principales, vous laissant tout aussi perdu devant la complexité de l’œuvre.
Et si je vous disais que ce n’est pas un simple décor, mais un livre de pierre méticuleusement écrit ? En tant que sculpteur passionné par l’iconographie indienne, ma fascination ne réside pas seulement dans la beauté des formes, mais dans leur signification. Chaque sculpture est un mot, chaque couleur une inflexion, chaque étage une strophe. Ma mission n’est pas de vous donner une liste de noms, mais de vous apprendre la grammaire symbolique de ces édifices. L’objectif est de vous donner les clés pour que vous puissiez, vous aussi, commencer à lire ces histoires divines qui se déploient sur les murs des temples de Saint-André ou de Saint-Pierre.
Cet article n’est pas un inventaire, mais un manuel de décodage. Nous allons apprendre à identifier la divinité tutélaire du temple en observant un seul détail crucial. Nous comprendrons pourquoi ces couleurs éclatantes sont bien plus qu’une simple peinture et pourquoi le respect de certains codes vestimentaires ou alimentaires n’a rien d’arbitraire. Nous explorerons ensemble comment vivre ces lieux, de la visite discrète à l’immersion dans la ferveur du Dipavali, pour que votre prochaine visite soit une véritable lecture et non plus une simple contemplation.
Sommaire : Décrypter l’art sacré des temples hindous de La Réunion
- Shiva, Ganesh ou Karly : comment reconnaître le dieu à qui le temple est dédié ?
- Pourquoi les temples sont-ils repeints avec des couleurs aussi vives tous les 12 ans (Kumbhabhishekam) ?
- Pourquoi est-il mal vu d’entrer dans un temple après avoir mangé du bœuf ou du porc ?
- Faut-il être invité pour entrer dans la cour du temple lors d’une fête ?
- Peut-on photographier les divinités à l’intérieur du temple sans offenser les croyants ?
- Faut-il enlever ses chaussures ou se couvrir la tête pour entrer dans un temple tamoul ?
- Quels bâtiments sacrés visiter rue du Maréchal Leclerc pour faire le tour du monde en 500 mètres ?
- Comment vivre le Dipavali à Saint-André pour en prendre plein les yeux et les papilles ?
Shiva, Ganesh ou Karly : comment reconnaître le dieu à qui le temple est dédié ?
Face à la profusion de personnages sur un gopuram, l’œil non initié se perd. La tentation est de chercher la plus grande statue ou celle placée au sommet. C’est une erreur. La grammaire symbolique de l’hindouisme est plus subtile. Pour identifier la divinité principale, le Moolavar, il ne faut pas chercher le dieu lui-même en premier, mais sa monture sacrée, le Vahana. C’est l’indice le plus fiable, le mot-clé qui déverrouille tout le texte. Si vous voyez une statue proéminente du taureau Nandi, couché et regardant vers l’intérieur du sanctuaire, vous êtes sans aucun doute dans un temple dédié à Shiva, le destructeur et transformateur.
Si votre regard croise la silhouette d’un rat ou d’une souris, Mûshika, c’est le signe que le temple honore Ganesh, le dieu à tête d’éléphant qui lève les obstacles. Le majestueux oiseau Garuda indique un temple dédié à Vishnu, le protecteur, tandis que le paon est associé à son fils Muruga (ou Soupramanien), divinité très vénérée à La Réunion. Karly (Kali) ou Mariamman (une de ses formes), la déesse-mère puissante, est souvent reconnaissable à ses multiples bras tenant des armes symboliques, à son visage parfois féroce et au lion qui l’accompagne.
Une fois le Vahana identifié, le reste du gopuram se met à parler. Les différentes scènes sculptées sur les étages (talas) ne sont plus aléatoires : elles racontent les mythes et les exploits de la divinité principale. Vous ne regardez plus une collection de statues, vous lisez une biographie sculptée. Bien que la trinité hindoue (Trimurti) soit composée de Brahma (créateur), Vishnu (protecteur) et Shiva (destructeur), il est bon de noter qu’à La Réunion, les grands temples sont principalement dédiés à Muruga, Shiva ou à des formes de la déesse-mère comme Karly.
Pourquoi les temples sont-ils repeints avec des couleurs aussi vives tous les 12 ans (Kumbhabhishekam) ?
Les couleurs éclatantes — le bleu profond, le rouge vermillon, le jaune safran — qui habillent un gopuram fraîchement rénové ne sont pas un simple choix esthétique pour attirer l’œil du touriste. Chaque couleur est un symbole, et l’acte de repeindre le temple est une cérémonie sacrée, le Maha Kumbhabhishekam. Ce rituel majeur, qui a lieu traditionnellement tous les 12 ans, est bien plus qu’une rénovation. C’est une revitalisation, une recharge de l’énergie spirituelle du lieu. Pour nous, sculpteurs, c’est comme voir une œuvre non seulement restaurée dans sa forme, mais réinsufflée de son âme.

Le bleu est souvent associé à Vishnu et à ses avatars, symbolisant l’infini et le cosmos. Le rouge incarne l’énergie, la puissance (Shakti) et la pureté, tandis que le jaune représente la connaissance divine et l’illumination. Au fil des années, sous l’effet du soleil et des pluies tropicales, ces couleurs s’estompent. Symboliquement, c’est l’énergie vibratoire du temple qui diminue. Le Kumbhabhishekam est donc un processus essentiel pour restaurer la puissance du sanctuaire et de ses divinités (murtis). Comme le formule le guide du temple Sri Venkateswara Swami, il s’agit de préserver et d’améliorer la divinité du lieu.
Cette cérémonie complexe implique des rituels de purification, des prières et des offrandes, culminant avec l’aspersion d’eau sacrée sur les kalasams, les pinacles métalliques au sommet des tours. C’est à ce moment que l’énergie divine est considérée comme pleinement renouvelée pour le cycle de 12 ans à venir. Comme le souligne le Temple Sri Venkateswara Swami dans son guide du Maha Kumbhabhishekam :
Des mesures sont prises à travers des cérémonies religieuses avec la plus grande révérence pour préserver, restaurer et améliorer la divinité des déités et de la structure du temple.
– Temple Sri Venkateswara Swami, Guide du Maha Kumbhabhishekam
Pourquoi est-il mal vu d’entrer dans un temple après avoir mangé du bœuf ou du porc ?
Les règles alimentaires dans l’hindouisme ne sont pas de simples prescriptions diététiques ; elles sont intimement liées à la notion de pureté rituelle (saucha). Entrer dans un temple est un acte sacré qui exige une préparation du corps et de l’esprit. La consommation de certaines viandes est considérée comme un acte impur qui rend le fidèle inapte à s’approcher du divin. La vache, en particulier, occupe une place centrale. Elle n’est pas un simple animal, mais une incarnation de la Mère Divine (Devi) et un symbole d’abondance et de générosité. Comme l’explique un guide sur la culture tamoule à La Réunion, tous ses produits sont utiles, du lait au ghee, ce qui lui confère un statut sacré et intouchable.
Manger du bœuf est donc perçu comme un acte de grande souillure, incompatible avec la pureté requise pour pénétrer dans l’enceinte sacrée. Le porc, bien que sa prohibition soit moins universelle que celle du bœuf, est également souvent évité car considéré comme un animal impur. Avant les grandes cérémonies, de nombreux fidèles observent une période de carême végétarien (parfois plusieurs semaines) pour purifier leur corps et se rendre dignes de participer aux rituels.
Il est fascinant de voir comment ces règles peuvent varier, reflétant la complexité de la société. Le tableau suivant illustre les nuances des restrictions alimentaires souvent associées à différentes strates sociales traditionnelles, même si ces distinctions tendent à s’assouplir dans la pratique moderne à La Réunion.
| Caste | Restrictions alimentaires | Aliments autorisés |
|---|---|---|
| Brahmanes | Viande formellement interdite, certains refusent tomates et betteraves (couleur du sang) | Végétarien strict |
| Castes intermédiaires | Pas de bœuf ni de porc | Poulet et mouton |
| Intouchables | Aucune restriction | Peuvent manger porc et bœuf |
En tant que visiteur, s’abstenir de consommer du bœuf le jour de votre visite n’est pas seulement une marque de respect, c’est une manière de vous harmoniser, même modestement, avec l’état de pureté que les fidèles cherchent à atteindre.
Faut-il être invité pour entrer dans la cour du temple lors d’une fête ?
La question de l’accès aux temples, surtout pendant les fêtes animées, est délicate et empreinte de respect. La réponse n’est pas universelle : l’hospitalité est une valeur forte, mais la sacralité du lieu prime. En règle générale, la cour extérieure (prakaram) est souvent accessible aux visiteurs respectueux qui souhaitent observer. Cependant, certains temples plus petits ou certaines cérémonies très spécifiques peuvent être réservés aux coreligionnaires. La meilleure approche est toujours l’humilité et la politesse.
Comme le partage une voyageuse sur son blog La Petite Créole, il est essentiel de toujours demander l’autorisation au gardien ou à un responsable avant de pénétrer dans l’enceinte, surtout si une cérémonie est en cours. Un sourire et une attitude discrète ouvrent bien des portes.
L’accès à certains temples est strictement réservé aux coreligionnaires, tandis que d’autres sont ouverts. Demandez toujours poliment à parler au gardien avant d’entrer dans un lieu de culte et habillez-vous convenablement avec les épaules et les jambes couvertes. Sachez également que les croyants respectent un carême avant de pénétrer dans un temple. Il est donc recommandé d’en faire de même.
– La Petite Créole
Si vous avez la chance d’assister à une procession ou à une fête, votre place en tant qu’observateur est sur les côtés. Ne vous mêlez pas au cortège des pénitents et ne gênez jamais leur passage. Votre présence est tolérée et souvent appréciée tant qu’elle reste discrète et ne perturbe pas la dévotion. Pour vivre l’expérience de la manière la plus harmonieuse possible, voici une feuille de route simple à suivre.
Votre feuille de route du visiteur respectueux
- Positionnement : Placez-vous sur les côtés de la cour ou du parcours de la procession pour observer sans jamais entraver les mouvements des fidèles et des pénitents.
- Tenue vestimentaire : Adoptez une tenue modeste couvrant impérativement les épaules et les genoux, pour les hommes comme pour les femmes, en signe de respect pour le lieu sacré.
- Pieds nus : Retirez systématiquement vos chaussures avant même de franchir le seuil de l’enceinte du temple. Des « cases souliers » sont prévues à cet effet.
- Le Saint des Saints : N’essayez jamais de pénétrer dans le sanctuaire principal (garbhagriha), l’espace le plus sacré réservé exclusivement aux prêtres (pujaris).
- Le Geste : Si le cœur vous en dit, vous pouvez participer en faisant une offrande simple (fruits, fleurs, noix de coco achetées à l’extérieur) ou en laissant un don dans les troncs prévus à cet effet.
Faut-il enlever ses chaussures ou se couvrir la tête pour entrer dans un temple tamoul ?
La réponse est claire et en deux temps : oui, impérativement pour les chaussures ; non, ce n’est pas nécessaire pour la tête. Cette distinction est essentielle pour ne pas commettre d’impair. Le fait d’ôter ses chaussures avant de pénétrer dans un lieu sacré est une règle fondamentale dans de nombreuses cultures orientales, et l’hindouisme ne fait pas exception. Les chaussures, qui ont foulé le sol impur du monde extérieur, doivent être laissées à la porte. C’est un acte symbolique de purification et d’humilité, marquant la transition entre le profane et le sacré.
Dès votre arrivée, vous remarquerez des étagères ou des « cases souliers » prévues à cet effet. Il est également coutume de se laver les pieds et les mains aux points d’eau souvent situés près de l’entrée. Ce geste simple complète le rituel de purification. En parallèle, une tenue vestimentaire modeste est de rigueur. Les épaules et les genoux doivent être couverts, tant pour les hommes que pour les femmes. Évitez les shorts, les débardeurs ou les robes courtes. Un paréo ou un châle peut être une solution pratique à garder dans son sac pour se couvrir si besoin.
En revanche, l’obligation de se couvrir la tête, souvent associée aux lieux de culte, ne s’applique pas aux temples hindous. Cette pratique est un pilier du sikhisme (où le port du turban pour les hommes et d’un voile pour les femmes dans un Gurdwara est obligatoire), mais pas de l’hindouisme tamoul. Confondre les deux traditions est une erreur commune. En résumé, le protocole d’entrée est simple à retenir :
- Retirer ses chaussures à l’entrée.
- Se laver les mains et les pieds pour se purifier.
- Porter des vêtements couvrant épaules et genoux.
- Garder la tête découverte.
Peut-on photographier les divinités à l’intérieur du temple sans offenser les croyants ?
La règle est sans équivoque : non. Si l’extérieur du temple et son gopuram coloré sont une invitation à la photographie, l’intérieur du sanctuaire est un lieu de recueillement où les appareils photo doivent rester rangés. Cette interdiction n’est pas une volonté de garder des secrets, mais une profonde marque de respect pour la nature même des divinités. Pour les croyants, une statue consacrée (murti) n’est pas une simple sculpture. Elle est l’incarnation vivante de la divinité, un réceptacle de l’énergie divine. La photographier serait aussi déplacé que de prendre un cliché d’une personne en pleine prière intime sans son consentement.
Photographier une murti est perçu comme une tentative de « capturer » son essence, un acte qui banalise sa présence sacrée et perturbe la concentration des fidèles. Le flash, en particulier, est considéré comme extrêmement irrespectueux. L’intérieur du temple est un espace pour le silence, la contemplation et la prière, non pour le tourisme photographique. Votre regard et votre cœur sont les seuls « objectifs » autorisés à capturer l’atmosphère du lieu.

Cela ne signifie pas que le photographe en vous sera frustré. Au contraire, cette contrainte invite à changer de perspective. Concentrez-vous sur la richesse des détails à l’extérieur : les frises narratives qui courent le long des murs, les textures des pierres, les motifs géométriques, les jeux de lumière dans la cour. Vous pouvez aussi, avec une approche respectueuse et leur accord explicite, photographier les fidèles de loin, ou vous attarder sur les éléments qui créent l’ambiance : les clochettes qui tintent, la fumée de l’encens, ou les centaines de petites lampes à huile (diyas) qui scintillent lors des cérémonies.
Quels bâtiments sacrés visiter rue du Maréchal Leclerc pour faire le tour du monde en 500 mètres ?
Saint-Denis, la capitale de La Réunion, offre un témoignage vibrant de la coexistence harmonieuse des cultures. La rue du Maréchal Leclerc en est l’illustration la plus saisissante. Sur quelques centaines de mètres, cette artère commerçante vous propose un véritable voyage spirituel à travers le monde. C’est ici que le concept du « vivre ensemble » réunionnais prend tout son sens, visible dans la pierre et la ferveur des fidèles. Le point de départ de cette balade interreligieuse peut être le magnifique temple Kalikambal. D’abord simple abri de tôle bâti en 1917, il est devenu un chef-d’œuvre d’art dravidien.
Comme le relate le site Generation Voyage, ce sanctuaire dédié à la déesse Kali s’est paré de fabuleux ornements dans les années 80, grâce au travail minutieux d’artisans venus d’Inde. Son gopuram coloré est une introduction parfaite à l’art tamoul. De là, en descendant la rue, votre regard sera attiré par les minarets de la mosquée Noor-e-Islam, la plus ancienne de France (1905), reconnaissable à sa façade blanche et verte. Un peu plus loin, les clochers de la cathédrale de Saint-Denis s’élèvent vers le ciel, marquant le pôle chrétien de ce périmètre sacré.
Pour profiter pleinement de cette immersion, le meilleur moment pour la visite est le matin. Les abords des lieux de culte s’animent : les marchands de fleurs et de colliers d’œillets d’Inde près des temples, les fidèles se pressant pour la prière, les odeurs d’encens qui se mêlent aux parfums des étals du marché. C’est une expérience sensorielle complète. Commencer par le temple hindou, poursuivre par la mosquée et finir par la cathédrale permet de retracer une partie de l’histoire du peuplement de l’île. C’est une leçon d’histoire et de tolérance à ciel ouvert, comme le confirme une exploration des édifices religieux de l’île.
À retenir
- La clé de lecture : Pour décoder un gopuram, ne cherchez pas la plus grande statue mais la monture (Vahana) de la divinité, comme le taureau Nandi pour Shiva. C’est l’indice principal.
- L’énergie des couleurs : La rénovation colorée tous les 12 ans (Kumbhabhishekam) n’est pas esthétique mais spirituelle. Elle sert à recharger l’énergie sacrée du temple.
- Le respect par le corps : Les règles sur la nourriture (pas de bœuf), la tenue (épaules/genoux couverts) et l’absence de chaussures visent à atteindre un état de pureté rituelle pour entrer en harmonie avec le divin.
Comment vivre le Dipavali à Saint-André pour en prendre plein les yeux et les papilles ?
Si vous souhaitez voir les temples et la culture tamoule réunionnaise s’embraser de mille feux, une seule destination s’impose : Saint-André, lors du Dipavali. Surnommée la « capitale de la lumière », la ville organise chaque année la plus grande célébration de l’île pour cette fête majeure de l’hindouisme, qui symbolise la victoire de la lumière sur les ténèbres. Pendant près d’une semaine, la ville vit au rythme de l’Inde. L’édition 2024 a connu une fréquentation exceptionnelle pendant 6 jours, preuve de la popularité de l’événement.
L’expérience du Dipavali à Saint-André est une immersion totale. Le cœur de la fête se situe souvent au Parc du Colosse, qui se transforme en une immense Mêla indienne. Imaginez des dizaines d’exposants proposant artisanat, vêtements traditionnels, bijoux et objets de culte, à côté de stands culinaires où les parfums d’épices vous enivrent. C’est l’occasion de goûter à des spécialités sucrées et salées que l’on ne trouve pas partout : les ladoo, le mysore pak, le bonbon la rouroute ou encore le fameux gâteau patate.
Le point d’orgue est sans conteste le grand défilé de chars lumineux. Des structures magnifiquement décorées, représentant des divinités et des scènes mythologiques, parcourent les artères principales de la ville, accompagnées de danseurs et de musiciens. C’est un spectacle féerique qui s’achève par un feu d’artifice grandiose. Pour une expérience complète, ne manquez pas :
- La Mêla au Parc du Colosse : pour le shopping, la gastronomie et les nombreux spectacles et ateliers.
- Le grand défilé : trouvez une bonne place sur le parcours (souvent les avenues Ile-de-France et République) pour admirer les chars.
- Le Holi-Holi : souvent organisé le dernier jour, cette « fête des couleurs » est un moment de joie pure et communicative. Venez avec un t-shirt blanc !
- Les temples illuminés : le soir, les temples de la ville, comme le Temple du Colosse, sont parés de milliers de petites lampes à huile, offrant une vision magique.
Vivre le Dipavali à Saint-André, c’est bien plus qu’assister à un festival. C’est partager un moment de ferveur, de joie et de culture qui vous laissera des souvenirs impérissables, tant pour les yeux que pour les papilles.
Questions fréquentes sur la visite des temples tamouls
Peut-on photographier le gopuram et l’extérieur du temple ?
Oui, l’extérieur du temple, le jardin et l’architecture du gopuram peuvent être librement admirés et photographiés. C’est même encouragé pour apprécier la richesse des détails sculptés.
Est-il autorisé de photographier les divinités à l’intérieur ?
Non, à l’intérieur, la photographie est strictement interdite. C’est un lieu de silence et de recueillement. Les statues consacrées (murtis) sont considérées comme l’incarnation vivante de la divinité et les photographier serait un manque de respect.
Quelles sont les alternatives pour un passionné de photographie ?
Concentrez-vous sur les détails architecturaux extérieurs, les frises narratives, les couleurs vives du gopuram, les fidèles dans la cour (toujours avec leur accord et de manière respectueuse), ou les centaines de lampes à huile qui créent une atmosphère magique lors des cérémonies.