Publié le 17 mai 2024

La résistance d’un objet en vacoa ne dépend pas de sa forme (sac ou chapeau), mais de la qualité invisible du tressage et de la préparation de la fibre.

  • Un tressage serré et dense est le principal indicateur de solidité, bien plus que l’épaisseur des lanières.
  • La préparation (séchage, assouplissement) représente la majorité du travail et garantit la longévité de la fibre.

Recommandation : Apprenez à « lire la fibre » en évaluant sa densité, son odeur et sa régularité pour investir dans une pièce qui durera des décennies, qu’il s’agisse d’un sac pour porter vos affaires ou d’un chapeau pour vous protéger du soleil.

Quand on se promène sur les marchés de La Réunion, la question revient toujours. D’un côté, le chapeau en vacoa, léger, qui promet l’ombre fraîche sous le soleil des tropiques. De l’autre, le sac, le fameux bertel, qui semble robuste, prêt à porter les fruits du marché ou les affaires de plage. Alors, lequel choisir pour un usage de tous les jours, lequel résistera le mieux à l’épreuve du temps ? Beaucoup pensent que la solidité est une question d’épaisseur, que le sac est par nature plus costaud que le chapeau. On vous dira que c’est de l’artisanat local, donc c’est forcément de la qualité, sans plus d’explication.

Mais si la véritable clé n’était pas dans l’objet lui-même, mais dans la main de l’artisan et dans la fibre qu’il a préparée ? La vraie question n’est pas « sac ou chapeau ? », mais « comment reconnaître un tressage qui va durer toute une vie ? ». En tant que vannier du Sud Sauvage, là où le vacoa borde la mer et où ce savoir-faire est né, je peux vous dire que la résistance est une histoire de détails invisibles pour l’œil non averti. C’est une histoire de temps, de patience et d’un savoir-faire qui se transmet de génération en génération, souvent de mère en fille.

Cet article n’est pas un simple comparatif. C’est une invitation à regarder au-delà de la forme. Nous allons ensemble apprendre à « lire » la fibre du vacoa. Nous verrons pourquoi la préparation de la matière est plus cruciale que le tressage lui-même, comment entretenir votre objet pour qu’il traverse les années, et surtout, comment votre œil et votre main peuvent devenir les meilleurs juges de la qualité. Vous ne choisirez plus un objet en vacoa, vous l’adopterez en pleine conscience.

Ce guide vous donnera les clés pour comprendre chaque étape de la création, de la feuille sur l’arbre jusqu’à l’objet fini entre vos mains. Explorez avec nous les secrets de cet artisanat emblématique de notre île.

Enlever les épines et sécher : pourquoi la préparation de la matière prend-elle plus de temps que le tressage ?

Avant même qu’une seule lanière ne soit tressée, il y a un travail long et méticuleux que peu de gens voient : le « temps caché ». Tout commence avec le Pandanus utilis, notre vacoa du bord de mer, qui pousse fièrement dans le Sud Sauvage, les pieds dans la roche volcanique et la tête face à l’océan Indien. La première étape, la plus ingrate, consiste à enlever la longue épine centrale et les petites épines latérales de chaque feuille. C’est un travail qui demande patience et précision.

Ensuite, les feuilles sont fendues en lanières de largeur régulière, un geste qui définit déjà la finesse du futur objet. Ces lanières, encore vertes et rigides, sont alors mises à sécher. Ce n’est pas un séchage rapide. Il faut compter, selon les pratiques traditionnelles répertoriées, 3 à 5 jours minimum de séchage au soleil. Ce processus est crucial : il va donner à la fibre sa couleur dorée, sa souplesse et surtout sa résistance à la moisissure. Un séchage trop rapide rendrait la fibre cassante.

Feuilles de vacoa en cours de séchage au soleil dans le Sud Sauvage de La Réunion

Comme on peut le voir, les feuilles sont étalées avec soin, souvent sur les toits en tôle, pour capter chaque rayon de soleil. Une fois sèches, les lanières ne sont pas encore prêtes. Les artisanes de Saint-Philippe, berceau de cet art, les humidifient légèrement avant de les assouplir une par une au couteau. Ce geste final donne à la fibre sa mémoire de forme et la prépare au tressage. Tout ce processus, qui prend près d’une semaine, représente la majeure partie du travail et constitue le véritable secret de la longévité d’un objet en vacoa.

Comment nettoyer un sac en Vacoa s’il prend la pluie ou la moisissure ?

Un objet en vacoa est une fibre vivante, il respire. Il n’est pas imperméable comme du plastique. S’il est surpris par une grosse averse, pas de panique, mais il faut agir vite. La première chose à faire est de le vider et de le laisser sécher complètement dans un endroit aéré, mais impérativement à l’ombre. Le soleil direct sur une fibre humide pourrait la durcir et la rendre cassante. L’humidité est l’ennemi numéro un, car elle peut provoquer l’apparition de petites taches noires : la moisissure.

Si cela arrive, nos aînés nous ont transmis des gestes simples et efficaces. Il ne faut surtout pas utiliser de produits chimiques agressifs. Un chiffon doux imbibé de jus de citron vert « pays » ou de vinaigre blanc fait des merveilles. Il suffit de frotter délicatement les taches, puis de laisser sécher à nouveau à l’ombre. La prévention reste la meilleure solution : évitez de stocker votre sac ou votre chapeau dans une pièce humide ou contre un « mur froid » qui condense l’humidité. Un lieu sec et aéré est son meilleur allié.

Voici la méthode traditionnelle pour redonner vie à votre vacoa :

  • Étape 1 : Brosser délicatement les taches de moisissure avec une brosse souple.
  • Étape 2 : Frotter avec un chiffon imbibé de jus de citron vert ‘pays’ ou de vinaigre blanc.
  • Étape 3 : Laisser sécher complètement à l’ombre, en évitant le soleil direct qui durcit la fibre.
  • Étape 4 : Une fois sec, assouplir les fibres en les manipulant doucement pour qu’elles retrouvent leur souplesse.
  • Étape 5 : Pour l’avenir, stocker l’objet dans un lieu bien aéré, loin des sources d’humidité.

Et si malgré tout, un accroc arrive avec le temps, sachez qu’un objet de qualité se répare. C’est la preuve de sa durabilité. Des structures comme la Maison de la Tresse et du Terroir à Saint-Philippe proposent ce service, montrant bien que le vacoa n’est pas un produit jetable mais un compagnon de vie.

Peut-on tresser son propre petit panier en une après-midi d’initiation ?

L’envie de mettre la main à la pâte est naturelle. Voir la dextérité des tresseuses sur les marchés donne envie d’essayer. Et oui, il est tout à fait possible de repartir avec son propre petit objet en vacoa après un atelier d’initiation de quelques heures. Plusieurs associations et artisans proposent cette expérience à travers l’île, permettant de découvrir les bases du tressage et de créer un petit panier, un set de table ou même une décoration comme un paille-en-queue.

Ces ateliers sont une excellente porte d’entrée dans notre univers. Ils permettent de toucher la matière, de comprendre la logique du tressage et d’apprécier la complexité du geste. C’est une activité ludique et enrichissante, accessible à tous, y compris aux enfants. Voici quelques exemples d’ateliers disponibles à La Réunion.

Ateliers d’initiation au tressage de vacoa à La Réunion
Association/Lieu Durée Tarif Objet réalisable
Autour du Vacoa (Saint-André) 3h adultes / 1h enfants 50€ adulte / 13€ enfant Panier, set de table, paille-en-queue, petit sac
Vacoa Ma Na (Marchés du Sud) Demi-journée Sur demande Premier petit panier
Maison de la Tresse (Saint-Philippe) Sur demande Inclus cadeau souvenir Démonstration et initiation

Cependant, il est important de garder une chose en tête, comme le souligne avec justesse une artisane du Sud :

Les fibres utilisées en atelier sont déjà préparées, ce qui masque les 80% du travail et du temps réellement nécessaires

– Nadège Tergemina, Association Vacoa Ma Na

Participer à un atelier est une magnifique expérience, mais elle ne montre que la partie émergée de l’iceberg : le plaisir du tressage. Elle permet de mieux comprendre la valeur de l’objet fini, en ayant conscience de tout le travail de préparation qui a été fait en amont pour que vous puissiez vous concentrer sur la création.

Serré ou lâche : comment juger la solidité d’un tressage au premier coup d’œil ?

Nous voici au cœur de la question initiale : sac ou chapeau, lequel est le plus résistant ? La réponse d’un artisan est simple : ce n’est pas l’objet qui compte, mais la tension du tressage. La solidité d’une pièce en vacoa se juge à la densité et à la régularité de son tissage. Un chapeau, par définition, demande un tressage plus lâche et souple pour être léger et confortable. Un bertel, destiné à porter du poids, exigera un fond au tressage beaucoup plus serré et rigide. La finalité de l’objet dicte la technique.

Votre œil et votre main sont vos meilleurs outils. Un tressage de qualité est dense. Quand vous le regardez, vous ne devriez presque pas voir la lumière passer à travers, surtout pour un fond de sac. Les lanières doivent être bien alignées, sans espace excessif entre elles. Méfiez-vous des tressages très lâches et irréguliers, c’est souvent le signe d’un travail rapide ou d’une fibre de moindre qualité. Le prix d’un objet reflète d’ailleurs ce temps de travail : un tressage fin et serré demande beaucoup plus d’heures qu’un tressage lâche.

Vue macro détaillée montrant la densité et la qualité du tressage de fibres de vacoa

Le vacoa local, travaillé à la main, présente de subtiles irrégularités dans la largeur des lanières, c’est la signature du geste humain, pas un défaut. Il existe de nombreuses techniques, où le vacoa peut être tissé selon différentes techniques à 1, 2, 3 ou 4 brins, créant des motifs variés. Mais quelle que soit la technique, la règle d’or reste la même : la densité fait la solidité.

Votre checklist pour évaluer la qualité d’un tressage

  1. Le test du pincement : Pincez une partie du tressage entre le pouce et l’index. Il doit être ferme, dense, et reprendre sa forme. C’est ce qu’on appelle la « mémoire de forme ».
  2. L’inspection visuelle : Regardez l’objet à contre-jour. Un bon tressage pour un sac est opaque. Les lanières sont régulières, sans être parfaitement identiques (signe du travail manuel).
  3. Le test olfactif : Approchez votre nez. Le vrai vacoa « péi » bien séché a une odeur végétale caractéristique, douce et naturelle, un peu comme du foin chaud. Il ne doit pas sentir le renfermé ou la moisissure.
  4. La cohérence de l’objet : Vérifiez la logique du tressage. Le fond d’un bertel ou d’un sac doit être visiblement plus serré et renforcé que les côtés. Pour un chapeau, la souplesse est recherchée.
  5. Les finitions : Observez les bords et les anses. Les finitions sont-elles soignées, bien rentrées et solides ? C’est souvent là que la qualité d’un artisan se révèle.

Comment le tressage du Vacoa permet-il l’émancipation économique des femmes dans le Sud ?

Derrière chaque chapeau ou sac en vacoa, il y a bien plus qu’un simple objet. Il y a une histoire, un héritage, et très souvent, une femme. Historiquement, le tressage du vacoa à La Réunion a toujours été une activité majoritairement féminine. Dans le Sud Sauvage, les femmes d’agriculteurs ou de pêcheurs ont perpétué ce savoir-faire, le transmettant de mère en fille. C’était une activité réalisée après les tâches ménagères, un moyen de créer des objets utiles pour le foyer : des « bertels » pour transporter les récoltes, des « tentes » (paniers) pour le marché, des nattes pour le sol.

Ce qui n’était au départ qu’un passe-temps et une production domestique est progressivement devenu une source de revenus. Pour beaucoup de femmes, vendre leurs créations sur le bord de la route ou sur les marchés a représenté une première forme d’indépendance économique. C’était un moyen de valoriser leur temps et leur compétence, et de contribuer financièrement à la vie du foyer.

Étude de cas : De l’activité d’appoint à la professionnalisation

Une analyse du Ministère de la Culture sur le patrimoine immatériel met en lumière cette évolution. Il est noté que l’activité, initialement un passe-temps, offrait la « possibilité d’une source de revenus d’appoint ». Aujourd’hui, cette dynamique se renforce et se structure. L’activité tend à se professionnaliser : de plus en plus d’artisanes s’organisent en associations, se déclarent en auto-entreprise et deviennent même formatrices. Elles ne sont plus seulement des productrices, mais des entrepreneuses qui gèrent leur activité, innovent et transmettent leur savoir-faire dans un cadre rémunéré, assurant ainsi la pérennité de cet art.

Aujourd’hui, acheter un objet en vacoa, ce n’est donc pas seulement acquérir un accessoire de mode durable. C’est participer à la reconnaissance d’un savoir-faire féminin, soutenir l’économie locale du Sud Sauvage et permettre à des artisanes de vivre de leur art. Chaque tressage porte en lui cette histoire d’émancipation et de fierté.

Entre-Deux ou Éperon : quel village d’artisans visiter pour voir les créateurs à l’œuvre ?

Si l’envie vous prend d’aller à la source, de rencontrer les mains qui façonnent le vacoa, il faut savoir où chercher. Bien que l’Entre-Deux et le village artisanal de l’Éperon soient réputés pour l’artisanat réunionnais en général (choca, géranium, etc.), le berceau historique du tressage du vacoa se trouve sans conteste dans le Sud Sauvage. C’est sur la côte balayée par les vents, entre Saint-Joseph et surtout Saint-Philippe, que cette tradition est la plus vivante.

Pour une immersion authentique, la route à suivre est celle qui longe le littoral de cette région. Le point de passage obligé est la Maison de la Tresse et du Terroir, située au Baril à Saint-Philippe. C’est une vitrine exceptionnelle du travail des artisanes locales. Vous y trouverez non seulement une grande variété d’objets, mais aussi des démonstrations et des explications sur cet art. De plus, chaque année au mois d’août, la ville vit au rythme de cet artisanat.

En effet, la Fête du Vacoa à Saint-Philippe est l’événement annuel incontournable, dont la 32ème édition se tiendra en août 2025. C’est l’occasion rêvée de voir de nombreuses tresseuses à l’œuvre, de découvrir des créations uniques et de s’imprégner de l’ambiance festive qui entoure ce patrimoine.

Pour une visite réussie, voici quelques conseils pratiques :

  • Ciblez le Sud Sauvage : Concentrez vos recherches sur les communes de Saint-Philippe et Saint-Joseph pour une expérience centrée sur le vacoa.
  • Visitez la Maison de la Tresse : C’est le point de départ idéal, ouvert en semaine (Lundi-Vendredi 8h30-12h et 13h-16h30).
  • Participez à la Fête du Vacoa : Si vous êtes à La Réunion en août, ne manquez pas cet événement majeur à Saint-Philippe.
  • Appelez avant de visiter : De nombreuses artisanes travaillent depuis leur domicile. Un petit coup de fil est toujours apprécié avant de passer pour s’assurer de leur disponibilité.

Peut-on peindre ou décorer un Bertel sans abîmer la fibre de Vacoa ?

La tradition n’est pas figée, et l’artisanat du vacoa sait aussi évoluer avec son temps. La couleur a toujours fait partie de l’histoire du tressage, mais traditionnellement, on utilisait des teintures naturelles « péi ». Des racines comme le curcuma pour le jaune, des graines de rocou pour l’orangé ou des copeaux de bois de sappan pour le rouge permettaient de colorer les lanières avant même le tressage. Ces techniques respectent la fibre et lui permettent de continuer à « respirer ».

Aujourd’hui, avec une demande croissante pour des objets de mode et de décoration, la question de la personnalisation se pose. Peut-on peindre un bertel ou un chapeau déjà tressé ? La réponse est oui, mais avec d’infinies précautions. La règle d’or est de ne jamais « plastifier » la fibre. Le vacoa doit pouvoir interagir avec l’air ambiant pour ne pas devenir cassant ou moisir. Il faut donc proscrire les peintures épaisses et les vernis étanches.

Si vous souhaitez ajouter une touche personnelle à votre objet, voici quelques recommandations pour ne pas l’abîmer :

  • Privilégiez les teintures naturelles : C’est la méthode la plus respectueuse, même si elle est plus facile à appliquer avant le tressage.
  • Utilisez une peinture acrylique très diluée : Appliquez-la en couche très fine, presque comme une lasure, pour colorer la fibre sans la recouvrir.
  • Faites un test : Essayez toujours votre produit sur une petite zone non visible (comme le fond intérieur d’un sac) et laissez sécher pour voir le résultat.
  • Évitez les produits chimiques : Les solvants et autres produits agressifs sont à bannir, car ils dessèchent et détruisent la structure de la fibre.

La tendance actuelle montre une grande diversification des motifs et des techniques, avec des tressages plus complexes qui créent des décorations en eux-mêmes. Ces innovations, souvent portées par des expertes du tressage, prouvent que le vacoa peut être moderne tout en restant authentique, sans forcément passer par la peinture.

À retenir

  • La valeur et la durabilité d’un objet en vacoa résident à 80% dans le travail de préparation (séchage, assouplissement), une étape invisible mais cruciale.
  • La solidité ne dépend pas de l’objet (sac ou chapeau) mais de la tension du tressage : un tissage serré et dense est le gage d’une longue vie.
  • Choisir un objet en vacoa, c’est soutenir un savoir-faire féminin, encourager l’économie locale du Sud Sauvage et investir dans un patrimoine vivant.

Pourquoi le Kayamb est-il considéré comme l’instrument le plus emblématique de l’âme réunionnaise ?

En parlant de notre patrimoine végétal et artisanal, il est impossible de ne pas évoquer le kayamb. Cet instrument, au son si particulier de clapotis de vagues ou de pluie fine, est le cœur battant du maloya, notre musique classée au patrimoine immatériel de l’UNESCO. Souvent, on associe le kayamb au vacoa, pensant qu’ils partagent la même matière première. C’est une erreur commune mais compréhensible, tant ces deux objets symbolisent l’ingéniosité réunionnaise à utiliser ce que la nature offre.

En réalité, la structure du kayamb traditionnel est fabriquée avec des tiges de fleurs de canne, et non des feuilles de vacoa. À l’intérieur, ce sont des graines de safran marron ou de conflor qui produisent ce son si caractéristique. Cependant, le lien entre le vacoa et le kayamb est plus profond qu’une simple ressemblance. Il est philosophique.

Le Kayamb et le Vacoa sont deux piliers de l’économie circulaire et de l’upcycling avant l’heure, où la nature réunionnaise offre directement la matière première pour la culture, la fête et le travail

– Expert en patrimoine culturel, Patrimoine culturel immatériel de La Réunion

Cette vision résume parfaitement l’âme de notre artisanat. Que ce soit pour créer un outil de travail robuste comme un bertel, un accessoire de protection comme un chapeau, ou un instrument pour exprimer son histoire et sa joie comme le kayamb, le point de départ est le même : un profond respect pour la nature et une capacité à transformer des éléments simples en objets riches de sens et d’utilité. Le vacoa habille et aide, le kayamb chante et raconte. Ensemble, ils forment le visage et la voix de la culture créole.

Pour faire un choix éclairé, l’étape suivante consiste donc à appliquer ces critères lors de votre prochaine rencontre avec un objet en vacoa, afin de choisir non pas un produit, mais un morceau d’histoire qui vous accompagnera longtemps.

Rédigé par Marie-Andrée Fontaine, Agricultrice retraitée, ancienne tenancière de table d'hôte et gardienne du patrimoine culinaire réunionnais. Elle partage 40 ans de savoir-faire sur les épices, les fruits tropicaux et la cuisson au feu de bois.